
J’ai tant pensé à toi ces derniers jours, ces dernières semaines. Toi, jeune maman qui avance dans ta maternité et qui sent l’envie, le besoin, l’élan.. d’explorer une autre façon de porter et donner la vie, une autre façon d’accompagner ton tout petit. Loin de ce qu’on t’a enseigné, de ce que tu as pu observer, de ce que la société attend de toi. Parfois, tu te surprends toi même avec cet élan du coeur et du ventre: ça crie à l’intérieur que tu feras d’autres choix, les tiens. C’est ça ou crever doucement dans une maternité forcée, stéréotypée qui ne résonne pas.
J’ai pensé à toi et aux phrases que je te murmure lors de nos échanges intimes, vrais, sans limite et surtout sans jugement.
J’ai pensé à toi, bordel, parce que j’ai fait et je fais chaque jour des choix différents. Et tu sais quoi? On m’a critiquée, montrée du doigt, épiée.. je ne devrais même pas parler au passé! Peut être même qu’on rit de moi, qu’on ne me croit pas capable d’aller au bout de mes choix. Tu le vois le parallèle avec toi? Lorsque tu veux donner naissance sans médication, allaiter, dormir avec ton bébé, ne jamais le laisser hurler à perdre haleine, et que tu reçois sermon, coup d’oeil désapprobateur, pire, critique dans ton dos à la machine à café..
J’ai pensé à toi, à moi, et je suis revenue à l’essentiel: La justesse des choix.
Je ne ferai pas comme eux. Je me le promets. Je ne salirai pas ce que nous avons été, ce que nous avons partagé, les fous rires, les heures à refaire le monde, les verres de vin partagés, les longues journées, les petites nuits.
Nous avons été unis, nous avons partagé de si belles choses. Je suis désolée de ne plus leur plaire aujourd’hui parce que je choisis autre chose, une autre voie, Ma Voie, Mon inspiration, Mes Valeurs, Mon Bonheur.
Je pense qu’aimer l’autre c’est l’accepter dans ses zik-zag de la vie. Sans condition. Parfois, certains ne nous suivent pas, ce sont leurs zik-zag. That’s Life.
J’ai pensé à toi, à notre ancrage, à nos résolutions de vivre pleinement le coeur ouvert, à l’amour et la confiance qu’on se porte. A la force de ne pas juger ceux qui nous juge et à l’espoir d’inspirer le monde à être plus tolérant, sincère et libre.
J’ai fait des choix incompris mais devaient-ils l’être pour qu’on continue à m’aimer?
